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mardi 16 octobre 2012

CARPIMKO : +17% sans nouveaux droits



A chaque instant, il se passe quelque chose... non pas aux Galeries Lafayette, mais à la CARPIMKO. Les syndicats des professions concernées par cette caisse de retraite obligatoire viennent de publier le communiqué suivant :

"COMMUNIQUE DE PRESSE

Quand au sein de la CNAVPL les plus pauvres doivent voler au secours des
plus riches…


Le 4 octobre dernier, le conseil d’administration de la CNAVPL a entériné le relèvement des taux de cotisation proposé par le gouvernement. Seul (contre 9), le président de la CARPIMKO mandaté par son Conseil d’Administration a voté contre et a dénoncé une situation insupportable pour les auxiliaires médicaux !

  • Le CA de la CNAVPL a accepté, à 9 contre 1, que le déficit budgétaire de 260 millions d'Euros, lié à la compensation nationale et non à un déficit technique, soit financé dès 2013 par ses affiliés. Cet appel à la solidarité est compréhensible mais financièrement inacceptable pour les auxiliaires médicaux.
  • Le CA de la CNAVPL a accepté, à 9 contre 1, une augmentation de cotisation de plus de 17 % en 2 ans (13,36 % dès 2013)….sans droits supplémentaires et sans avoir résolu à court terme le problème de son déficit.
  • Le CA de la CNAVPL a accepté, à 9 voix contre 1, de bafouer le principe d’équité sociale prévue dans le PLFSS 2013 « Rendre les prélèvement sociaux plus justes » en faisant supporter essentiellement la charge de cette augmentation par la tranche 1 qui concerne l’ensemble de ses affiliés et touche donc les professionnels ayant les revenus les plus bas.
Réunis au sein de la CARPIMKO, les auxiliaires médicaux dont les revenus moyens sont bien inférieurs à ceux des autres professions représentées au sein de la CNAVPL refusent d’accepter le principe d’une solidarité inversée dans la participation au financement de la compensation nationale ! Ils exigent que l’effort contributif soit supporté plus massivement par la tranche 2 correspondant aux revenus les plus élevés afin que solidarité et équité reprennent tout leur sens. 

SOLIDARITE, OUI, MAIS SUPPORTÉE PAR LES PLUS hauts revenus, NON PAR LES PLUS bas !

Convergence Infirmière
Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs
Fédération Nationale des Infirmiers
Fédération Nationale des Orthophonistes
Fédération Nationale des Podologues
Organisation Nationale des Syndicats d’Infirmiers Libéraux
Syndicat National Autonome des Orthoptistes
Syndicat National des Infirmiers et Infirmières Libérales
Union Nationale des Syndicats des Masseurs Kinésithérapeutes Libéraux
"


 Je retiendrai deux choses de ce communiqué vindicatif :

  • Une fois de plus, notre cotisation CARPIMKO va augmenter de manière sidérante, sans que nous obtenions de nouveaux droits. Ces dernières années, nous avions déjà essuyé la réforme dramatique du régime des praticiens conventionnés, puis une augmentation gigantesque de la cotisation du régime complémentaire. Comment pourrions-nous faire confiance à ce système pour nos vieux jours ?
  • Ce texte est beau comme un discours de Jean Jaurès, haranguant avec fougue les mineurs de Carmaux, spoliés par le grand Capital. La lutte des classes et ses tics de langage sont de nouveau à la mode ; voilà qui nous rajeunit de cent ans. Mais finalement, en augmentant principalement la première tranche, on fait contribuer tout le monde, au lieu de toujours s'en prendre à ceux qui travaillent beaucoup. Les plus hauts revenus sont le fruit d'efforts, pas de l'argent volé.

jeudi 11 octobre 2012

Nous sommes tous des actionnaires



Derrière ce joli carton didactique, vous aurez reconnu le palais Brongniart qui abrite la Bourse de Paris. Comme je l'écrivais dans mon billet précédent, l'actionnaire est très mal considéré en France. La rhétorique dominante consiste à clamer que le monde du travail est saigné par ceux qui détournent les richesses pour s'assurer de juteux revenus financiers.

C'est aussi la base de bien des raisonnements sur le sauvetage des retraites par répartition : au lieu de reculer l'âge de la retraite à taux plein à 67 ans, il aurait suffi de prendre l'argent où il était, donc dans la poche des riches actionnaires, les riches, les autres en somme.

Pourtant, en travaillant sur  la mise à jour des Clés de la Réussite, je viens de découvrir une donnée intéressante. La CARPIMKO, temple de notre peau de chagrin retraite par répartition, possédait au 31/12/10 un patrimoine de 2,13 milliards d'euros. Sa composition est intéressante : on y trouve 1% de liquidités, 4% d'immobilier, 56% d'obligations... et 39% d'actions et convertibles !

Autrement dit, les paramédicaux sont de riches actionnaires. Pis que tout, nous faisons vivre des traders, êtres sans foi ni loi par définition. Quelle horreur ! Décidément, le grand capital salit tout, même la retraite par répartition.

vendredi 28 septembre 2012

Le retour en grâce des actions







Les Français ont un rapport à l'argent assez particulier, bien qu'il évolue, comme le souligne cette étude :

http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/408867ABFA534968AD393989DF2B4F16.aspx

S'ils épargnent en masse, nos compatriotes refusent généralement de s'orienter vers la bourse. Avec la crise actuelle (enfin disons la sur-crise, puisque j'entends parler de "crise" depuis 1973), c'est même pire. L'aversion au risque fait fuir, bien que les placements sûrs ne rapportent quasiment plus rien. Ajoutons à cela l'image désastreuse de l'actionnaire cupide et égoïste, véhiculée par les syndicats et relayée par les médias français, oubliant le rôle crucial des investisseurs dans le système capitaliste où nous vivons.  Cet article du Monde de l'an dernier décrivait bien l'évolution de la situation :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/06/08/les-francais-boudent-la-bourse_1533349_3234.html

Malgré tout, une lueur d'espoir semble poindre à l'horizon. Outre le célèbre proverbe boursier qui conseille d'acheter au son du canon et de vendre au son du clairon, il semble que le contexte évolue suffisamment en Europe pour imaginer un retour vers les actions. C'est en tout cas ce qu'explique Stéphane Cadieu, directeur de gestion chez Fédéral Finance, dans cette vidéo (ne fuyez pas, il parle dans un français clair) :

http://bcove.me/13r2g6a8

Rappelons qu'il est possible d'entrer sur ce marché en direct, mais aussi avec des OPCVM gérés par des professionnels, par exemple dans le cadre d'une assurance-vie ou d'un contrat de retraite Madelin. Avec la fonte des rendements des fonds en euros sécurisés, un réveil des actions ne serait pas un luxe : ceux qui ne font pas confiance à la CARPIMKO commencent à manquer de solutions pour préparer leur avenir.

mercredi 12 septembre 2012

Et si on baissait les impôts ?




Eh oui, il y a un pays où on peut s'exprimer ainsi, et en français, en plus :

http://www.tdg.ch/economie/argentfinances/baisses-impots-attendues-valais/story/22464956

Rappelons que ce pays a 2,8% de chômeurs (1% dans certains endroits), un excédent budgétaire, une TVA à 8% maxi, des séances d'orthophonie à 107 € de l'heure et une compétitivité nettement meilleure que la nôtre :

http://www.boursier.com/actualites/economie/competitivite-la-france-pique-du-nez-la-suisse-reste-au-sommet-16482.html

Et nous n'en prenons même pas de la graine, nous, les grands donneurs de leçons :-(

vendredi 7 septembre 2012

Placements : le miroir aux alouettes



A l'heure actuelle, les placements ont de quoi laisser dubitatif. Le risque fait fuir tout le monde depuis 2008. Mais ce qui n'est pas risqué ne rapporte plus grand chose. Le livret A peine à compenser l'inflation. Les fonds en euros des assurances-vie ont vu leurs rendements bruts passer sous la barre des 4%. Les ponctions sociales et fiscales rendent leurs rendements nets pitoyables. Elles n'iront qu'en s'alourdissant, malgré le fait que nous soyons un pays hyper-fiscalisé.

Pourtant, il faut bien épargner, quand on sait ce que la CARPIMKO nous versera à 67 ans. Cela ressemblera davantage à un argent de poche qu'à une retraite. Certains commerciaux profitent de cette situation peu réjouissante pour vendre de l'espoir, avec des placements qui paraissent merveilleux.

Partant de ce constat, le site de la revue Mieux Vivre Votre Argent a publié cette semaine un article qui nous donne cinq conseils judicieux. Je ne peux que vous conseiller cette saine lecture.

A lire ici.