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mercredi 26 octobre 2022

Comment (et pourquoi) dégager 1000 € de capacité d'épargne ?

 


Mille euros disponibles par mois : pourquoi ? comment ? Ça représente quel effort de travail ?

Ce sont des questions complexes parce qu'on n'a pas tous la même fiscalité, ni les mêmes frais de fonctionnement. Cela dit, on peut quand même chercher à avoir des ordres de grandeur. C'est ce que cet article va vous apporter.

 

Mais d'abord, pourquoi chercher à investir 1000 € par mois ?



Nous, les travailleurs indépendants, nous sommes moins bien protégés que les salariés. Nous cotisons moins qu'eux. En retour, notre protection sociale s'avère nettement moins bonne sur plusieurs plans :

  • congé maternité
  • indemnités journalières en cas de maladie
  • chômage (pas trop grave)
  • retraite

A partir de 2850 € nets après impôt, un salarié célibataire travaille plus pour la France que pour lui. Il coûte 6000 € à son entreprise (source : Guillaume Poitrinal, patron de Woodeum, dans l'émission Les Experts de BFM Business). 

Nous en sommes loin, comme le montre le simulateur de l'URSSAF :

J'ai mis 950 € de dépenses pro hors charges sociales parce que c'est ce que je dépense ici, dans une ville moyenne.
 Il y a pire en grande ville, il y a mieux en pleine campagne.

 

Ce tableau est trompeur : on pourrait croire que l'équivalent des 6000 € du salarié est à 5410 € pour nous. Ca ne ferait que 590 € en notre faveur. 

En fait c'est beaucoup mieux parce qu'il ne faut pas tenir compte des 950 € de dépenses liées au cabinet : les dépenses de l'entreprise (loyer, véhicules, factures, etc) n'entrent pas non plus dans le raisonnement de M. Poitrinal concernant les salariés.

Il faut donc comparer les 6000 € de superbrut du salarié avec 5410 - 950 = 4460 €. Notre avantage n'est donc pas de 590 €, mais de 1540 € par mois. C'est énorme !

En résumé : nous sommes nettement moins taxés que les salariés. Nous n'occupons pas une niche fiscale comme celle des journalistes, mais une niche sociale : notre cabinet n'a pas à verser pour nous l'équivalent des charges sociales patronales.

Dans ces conditions, nous pouvons vivre de deux manières :

 

  • Pilule bleue : profiter de notre niche sociale, en atténuant éventuellement le danger grâce à une prévoyance Madelin et à un petit plan épargne retraite (PER) ou une assurance vie investie essentiellement sur des fonds sans risque. Puis dire qu'on ne peut pas épargner davantage sans vivre comme un moine ; et compter sur le conjoint qui ne sera peut-être pas toujours là.
  • Pilule rouge : définir une stratégie pour optimiser notre avantage et créer une auto-protection. Une auto-protection contre les baisses de revenus, qu'elles soient liées aux aléas de la vie, à l'inflation, aux tarifs gelés ou au départ en retraite.

 

1000 € disponibles par mois : un objectif illusoire ?

NON ! Et je vais vous le prouver.

Reprenons le simulateur de l'URSSAF et regardons quel effort de travail doit produire une orthophoniste célibataire sans enfants (c'est encore plus rapide si elle a des enfants) pour augmenter son revenu disponible de 1000 €.

Je ne voudrais pas vous endormir avec une ribambelle de captures d'écran. Alors je synthétise l'essentiel des résultats du simulateur dans ce tableau :

 Le nombre d'actes mensuel correspond à la cotation moyenne des orthophonistes, d'après les relevés d'activité individuels de la sécu : AMO 13. Ca devrait monter encore grâce à l'avenant 19.
Le nombre d'actes par semaine n'est pas une simple division par 4 du nombre mensuel. Je l'ai annualisé, puis divisé par 45 semaines (5 semaines de congés + les jours fériés et quelques ponts).

Par exemple, pour dégager 1000 € de capacité d'auto-protection quand on gagne à 3000 € après impôts, il faut passer de 46 à 62 actes par semaine ; et donc probablement avec certaines semaines à 70 pour encaisser les semaines de vacances scolaires.

En moyenne, il faut donc 16 patients de plus. Une journée. C'est d'ailleurs exactement ce que j'ai fait quand j'ai réalisé que je fonçais dans le mur avec ma petite assurance vie : je suis passé de 4 à 5 jours de travail par semaine et j'ai dégagé 1000 € par mois que je n'ai pas dépensés, mais que j'ai investis.

Il me reste tout de même deux jours de farniente par semaine. Mes grands-parents n'avaient que le dimanche pour les uns, le lundi pour les autres.

Farniente humide, dimanche dernier


Que faire de ces 1000 € ?

Mille euros nets d'impôt par mois permettent déjà une stratégie significative, loin des mesurettes qui vous attireraient des déconvenues le jour venu.

Votre stratégie évoluera au fil du temps en fonction de vos besoins, de votre appétence au risque et de vos connaissances (tout s'apprend). Vous pouvez faire les choses de manière séquentielle, ou vous transformer en Vishnou en vous diversifiant d'emblée.

A 30 ans, par exemple, vous n'avez pas les études de vos enfants à financer. Et vous n'avez pas encore trop souffert du gel de l'AMO. Mais vous pouvez chercher à acheter une résidence principale pour vous mettre à l'abri d'un loyer à verser pendant vos vieux jours.

A 50 ans, en revanche, vous sentez tout le poids du gel de l'AMO (et de son décrochage avant son gel total). Vous avez peut-être les études des enfants à financer, ou leur installation à aider. Et vous commencez à songer à sécuriser vos avoir pour ne pas partir en retraite pendant un krach financier ou immobilier.

25 ans, 30-50 ans, 50-67 ans, puis retraite : quel besoins, quelles stratégies ? C'est tout l'objet de ma dernière formation en ligne : "Jeux et stratégie" (70 € au lieu de 90 jusqu'au 28/10/22).


Je vous y donne les outils qui permettent d'établir votre diagnostic, puis d'agir en faisant appel aux professionnels quand il le faut. Mais avant cela, il faut découvrir l'énorme éventail des possibilités qui s'offrent à vous.

L'Etat nous traite en adultes partiellement responsables, alors qu'il a infantilisé les salariés en leur confisquant le choix de leur protection sociale. Il est étonnant qu'un salarié à 2850 € accepte de travailler davantage pour l'Etat que pour lui. Bien sûr, on l'endort en lui parlant de salaire différé.

Il ne faudrait pas qu'il se révolte. Mais il y a tellement de redistribution dans les charges sociales (notamment de la part des actifs vers les baby boomers qui se sont voté des privilèges exorbitants) qu'il s'agit bel et bien de dispositifs solidaires proches de l'impôt sur le revenu.

A notre petit niveau, nous le voyons bien quand nous regardons les bilans de la CARPIMKO : une partie importante de nos cotisations sort pour financer les retraités d'autres professions. Les vieux notaires, par exemple.

Quant à l'URSSAF, elle nous prélève des allocations familiales même si nous n'avons ni enfants, ni APL. Elle nous ponctionne aussi une cotisation au chômage (dans la CSG), dont nous n'avons pas besoin. Sans parler de sa CFP qui finance les formations labellisées "FIF-PL", même si nous nous formons avec le DPC et nos lectures. Le concept de salaire différé est donc au minimum un abus de langage ; au pire : une escroquerie intellectuelle.

Profitons donc pleinement de la liberté qu'on nous laisse ! C'est l'un des grands bonheurs de l'exercice libéral. 



lundi 25 octobre 2021

Pouvoir d'achat des orthophonistes : où en sommes-nous ?



Le blog Orthogestion a maintenant 13 ans. Le 1er août 2008, mon premier article mettait tout de suite à l'aise : il traitait de la baisse du pouvoir d’achat des orthophonistes depuis 1983, l'année du tournant de la rigueur du président Mitterrand… et donc celle où l’AMO a arrêté de suivre l’inflation.

Aujourd’hui, le pouvoir d’achat redevient la première préoccupation des Français. L’inflation est de retour, dopée par les prix de l’énergie. Le gouvernement se sent même obligé de soutenir une partie de la population avec des boucliers et des virements (avec de l’argent que le pays n’a pas) pour éviter un nouveau saccage de l'Arc de Triomphe.

Bien évidemment, nous n'avons pas droit à ces aides, comme d'habitude. Mais il est temps de regarder où en est notre pouvoir d'achat.

Deux éléments déterminent notre rémunération : l’AMO et les cotations de la nomenclature. Examinons-les tous les deux.

 

Commençons par l’AMO.

En 1983, l’AMO valait 1,75 €. Il est à 2,50 €. Donc il a pris 43 % en 38 ans. Formidable, me direz-vous, nos deux syndicats ont mérité leurs cotisations ! Il y a pourtant un biais dans ce raisonnement : il ne tient pas compte de l'inflation.

1,75 € de 1983 correspondent à 3,66 € de 2021 (source : INSEE), au lieu des 2,50 réels. Pour revenir au pouvoir d’achat de 1983, il faudrait donc une augmentation de 46 % ! Rappelons que la dernière revalorisation n’a apporté que 4 %. C’était il y a 9 ans. 


L’AMO ne fait pas tout : quid de la nomenclature ? 

Quand on parle du gel de l’AMO, il se trouve toujours quelqu’un pour dire que la NGAP a évolué dans le même temps. J’ai longtemps répondu que l’invention de l’AMO 15 avait été accompagnée de l’obligation d’effectuer 45 minutes sur les séances concernées. En taux horaire, l’AMO 15 vaut un AMO 10, alors qu’auparavant la neurologie était cotée en AMO 12. Il est incompréhensible que nous ayons accepté de nous tirer cette balle dans le pied.

Mais passons outre cette histoire de 45 minutes, d’autant que l’avenant 16 a introduit l’ambiguïté avec la durée de "45 minutes ne pouvant être inférieure à 30".

Actuellement, la cotation moyenne est de 12,7 en Normandie (source : le dernier RIA). Si celle de votre région diffère sensiblement, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire. Ici, ça met l’acte moyen à 31,75 €.

Je n’ai pas trouvé la cotation moyenne de 1983, mais on peut chercher à l'estimer. Les deux cotations phares étaient l’AMO 10 (langage écrit, voix) et l’AMO 12 (langage oral, bilan, neurologie). Il y avait aussi un peu d’AMO 5 (articulation) et 8 (déglutition).

Si on part sur l’hypothèse d’un AMO moyen à 11 en 1983, l’acte moyen valait 11 x 1,75 = 19,25 €, soit 39,59 € avec l’inflation. Il nous faudrait donc une hausse de 25 % pour retrouver le pouvoir d’achat de 1983.

Si on part sur l’hypothèse d’un AMO moyen à 10 en 1983, l’acte moyen valait 10 x 1,75 = 17,50 €, soit 35,99 € avec l’inflation. Il nous faudrait alors une hausse de 13 % pour retrouver le pouvoir d’achat de 1983.

La réalité doit se trouver entre ces 13 et 25 % qui nous manquent, en sachant que les bilans et les AMO 15 nous prennent plus de temps. Nous travaillons plus pour gagner moins. 

 


Troisième approche : la cata

Une séance de langage écrit valait 17,50 € en 1983, soit 35,99 € avec l’inflation. Elle vaut maintenant 25,25 €. Il faudrait donc une hausse de 43 % pour que ce type de séance retrouve le pouvoir d’achat de 1983 !

On sent que certains types d'actes ont été laissés en déshérence, et notamment celui-ci. Heureusement que Claude Chassagny n’assiste pas à ça. Il ne faut pas se spécialiser dans le langage écrit. Ces 43 % montrent qu’il n’a pas la cote dans les hautes sphères. C’était pourtant l’un des piliers historiques de notre métier.


Heureusement, les négociations ont repris ce mois-ci !

Les négociations conventionnelles ont lieu tous les 5 ans. On se demande pourquoi : l’inflation, c’est tous les ans. Pire : la CARPIMKO n’attend pas 5 ans pour nous asséner +5 ou +6 % sur son régime complémentaire. Son appétit augmente tous les ans. Nous sommes donc décrochés de l’inflation, tout en ayant des charges qui augmentent.

Il est évident que les négociations actuelles entre la FNO et les caisses n’ont aucune chance d’aboutir à une hausse de 20 % ; et que +43 % sur le langage écrit, c’est du rêve. Nos aînés ont vécu un confort que nous ne reverrons pas. Nous devons en faire notre deuil pour ne pas déprimer, ou ressasser le passé

Pendant ce temps, le pouvoir d’achat de la population croît, contrairement à ce qu'on entend souvent :
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-decryptage-eco/emmanuel-macron-est-il-le-president-du-pouvoir-d-achat-comme-le-dit-jean-castex_4799229.html 

Quant à nous, non seulement nous ne reverrons pas 1983, mais notre décrochage va se poursuivre. Il n’y a aucun signe tangible du contraire. Il faut le dire aux jeunes, pour qu’ils n’aient pas le sentiment d’effectuer 5 dures années d’études pour tomber dans un piège.

Les étudiants de l’école de Besançon, par exemple, vivent des situations particulièrement éprouvantes :
https://www.fneo.fr/publication/cdp-besancon-une-situation-alarmante-alterant-la-qualite-de-vie-des-etudiants-en-orthophonie-21-10-21/


Tout ça pour finir dans un piège...

Nuançons, tout de même : ce piège s'avère moins dramatique que si l'AMO était l'alpha et l'oméga de nos revenus. La nomenclature adoucit notre pente descendante. Mais ça fait mal, malgré tout, de voir que nous figurons parmi les perdants du système français alors que nous consacrons notre vie aux autres.

Ne déprimons pas, ne râlons pas, ne lançons pas de pétitions. Tout ça ne sert à rien. Les solutions sont en nous. Nous pouvons explorer trois voies, sans quitter notre beau métier :

  • devenir frugaux ;
  • investir massivement dès le début de la carrière, en travaillant pour ça ;
  • créer une activité secondaire épanouissante, plus rentable, avec des tarifs libres. J’en ai déjà largement parlé dans ma formation en ligne "Contourner le blocage de l’AMO". Les possibilités sont très nombreuses. Je vous en reparlerai dans ma newsletter de jeudi (pour vous abonner c'est ici).

Et sinon, nous pouvons suivre l'exemple de M. Depardieu : devenons russes ! Rien n'est impossible.


jeudi 13 février 2020

[TUTO VIDEO] Comment ventiler l'URSSAF

L'an dernier, à la même époque, j'ai publié un article sur la ventilation des cotisations URSSAF dans les bonnes lignes de la comptabilité. Et dans les bonnes cases de la 2035, du coup. C'était ici :

https://orthogestion.blogspot.com/2019/02/comment-ventiler-lurssaf-cadeau-un.html

Aujourd'hui, je vous propose un tuto vidéo sur le même thème :



mardi 11 février 2020

PER : une prévoyance qui s'ignore


Comme je l'ai annoncé récemment sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite, je suis en train de préparer une troisième formation en ligne. Elle sera consacrée au Plan Epargne Retraite (PER), le nouveau dispositif qui remplace le PERP et les contrats d'épargne retraite en loi Madelin.

J'ai déjà parlé du PER dans cet article, en novembre :


En préparant les différents modules de la formation, j'ai accumulé beaucoup d'informations que je tente de traduire en français courant. Et parmi ces infos, il y en a une qui ne concerne pas la retraite, mais la prévoyance.

Vous avez peut-être un contrat de prévoyance Madelin, qui vous couvre mieux que la CARPIMKO contre les aléas de la vie. Et notamment contre notre délai de carence sidérant de 90 jours. 

J'ai aussi été client de ce genre de contrat, avant d'y renoncer à cause des augmentations qui n'avaient aucun rapport avec celles de l'AMO. J'ai expliqué dans un article (voir ici) comment on peut se débrouiller pour se passer d'une prévoyance sans se mettre à vivre aussi dangereusement que Mike Horn.



 
Il y a un autre problème avec la prévoyance Madelin.

Bien sûr, vos cotisations sont déductibles. Mais en contrepartie, si un jour vous avez un pépin et que vous percevez des indemnités ou des pensions, elles seront soumises à l'impôt sur le revenu, en plus des prélèvements sociaux. A la limite, on peut se dire que c'est un bon plan : on a plus de chances de payer un contrat de prévoyance que d'en avoir besoin ; donc il vaut mieux déduire la cotisation, quitte à être fiscalisé sur les indemnités et les pensions.

Mais avec le PER, on peut avoir un double effet Kiss Cool !

Et ça je viens seulement de m'en rendre compte en préparant la formation. Je me suis dit qu'il fallait que je vous en fasse part, parce que c'est vraiment un bon plan.

Comme vous le savez, on peut déduire les cotisations au PER, comme celles de la prévoyance ou celles d'une complémentaire santé en loi Madelin. Par exemple, si vous mettez 1000 € dans votre PER et que vous êtes dans la tranche marginale à 30%, votre impôt sur le revenu baisse de 300 €. Et si vous avez choisi de déduire vos apports, vous paierez de l'impôt sur la rente et sur le capital quand vous partirez en retraite. Même chose si vous décidez de sortir votre capital avant la retraite pour acheter votre résidence principale.

Jusque là, tout est normal.

Mais si un événement malheureux vous incite à sortir votre capital avant la retraite, l'Etat vous aidera : il vous exonèrera d'impôt ! Vous devrez juste payer 17,2 % de prélèvements sociaux sur vos plus-values.



L’article 224-4 du Code monétaire et financier prévoit les cas suivants pour une sortie défiscalisée avant l'âge légal de la retraite (62 ans actuellement) :
  • Le décès du conjoint du titulaire ou de son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
  • L’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ;
  • La situation de surendettement du titulaire ;
  • L’expiration des droits à l’assurance chômage du titulaire (licenciement seulement) ;
  • Le non renouvellement de mandat social et l’absence de contrat de travail et de mandat social depuis deux ans au moins ;
  • La cessation d’activité non salariée du titulaire à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire, ou toute situation justifiant ce retrait ou ce rachat selon le président du tribunal de commerce auprès duquel est instituée une procédure de conciliation qui en effectue la demande avec l’accord du titulaire. 
L'arrêt n°575 du 18/04/2019 de la Cour de cassation stipule bien que cette largesse de Bercy concerne l’ensemble des contrats d’assurance de groupe en cas de vie dont les prestations sont liées à la cessation d’activité professionnelle, y compris le PER.

Donc vous voyez, c'est vraiment pour les gros coups durs. Mais pour les petits pépins, nous pouvons nous auto-assurer sans problème en accumulant suffisamment de réserves sur un Livret A et/ou sur le fonds en euros d'une assurance vie à 0 % de frais d'entrée.

Dans ces conditions, on peut finalement considérer le PER comme un contrat hybride :
  • prévoyance défiscalisée à l'entrée ET à la sortie en cas de gros souci avant la retraite ;
  • épargne retraite défiscalisée à l'entrée OU à la sortie.
Voilà un argument non négligeable en faveur de cette enveloppe fiscale, qu'il faut vraiment regarder de près pour savoir si elle nous convient.

Source :
https://www.eres-group.com/fiches-pratiques/le-per-une-superbe-prevoyance-mais-avant-la-retraite/

vendredi 6 septembre 2019

Ma formation "Sécurisez votre avenir" est en ligne !



Je vous l'annonçais la semaine dernière (voir ici) : j'étais en train de finaliser ma première formation en ligne.

Eh bien ça y est, c'est fait ! Vous trouverez tous les détails sur les modalités et le contenu sur cette page :

https://guillaumelefebvre.podia.com/securisez

Les 4h40 de formation sont hébergées chez Podia, une société qui semble avoir pensé à tout pour rendre les choses simples et agréables. Pour moi comme pour vous. Ils vont jusqu'à proposer un paiement en trois fois sans frais sans que j'aie à gérer quoi que ce soit. Ils permettent aussi de suivre les formations sur smarphone, tablette ou ordinateur, au choix. On peut les voir autant de fois qu'on le souhaite, mettre en pause... en somme, on se forme comme on veut.

J'espère que le concept vous plaira. Le fait que ce soit en ligne présente plus d'avantages que d'inconvénients, finalement.




mardi 27 août 2019

Sécuriser son avenir soi-même, c’est possible



Vous l’avez peut-être remarqué : depuis l’an dernier, j’ai tenté de vous apporter ici des articles plus étayés, plus concrets, peut-être plus vivants aussi. J’essaie de ne pas vous endormir avec ce blog qui entame déjà sa douzième année 😉

Malgré tout, l’idée générale de cette nouvelle salve d’articles, c’est celle que j’ai toujours prônée ici : nous, les paramédicaux, sommes des travailleurs indépendants. Nous devons apprendre à connaître notre barque, puis apprendre à naviguer. C’est aussi cette idée que Véronique Le Lan et moi avons défendue dans le livre Les Clés de la Réussite.



Cet ouvrage n’était pas écrit par des juristes, ni des financiers et encore moins des conseillers en gestion de patrimoine. Mais il était le produit de l’expérience concrète et de 20 ans de réflexion de deux orthophonistes lambda.

Apprendre à naviguer, c’est évidemment développer son activité, mais à la limite c’est facile à l’heure actuelle. La demande de soins est écrasante et les patients français sont solvabilisés par notre système social. Y compris les plus démunis.

Apprendre à naviguer, c’est aussi s’autoprotéger et préserver l’avenir de sa famille. Vous l’avez sûrement constaté autour de vous : certains collègues se débrouillent mieux que d’autres, sans pour autant devenir des margoulins ou épouser un roi du pétrole.  Je ne vous parle pas d’autre chose depuis 2008. La formation initiale présente de gros manques à cet égard. Le grand succès des Clés de la Réussite était sûrement lié à ce besoin.

A présent, le livre n’est plus diffusé. Sa troisième édition date de 2015. J’ai donc pensé à ce qui pouvait le remplacer :
  • un guide d’installation gratuit, disponible ici
  • une formation en ligne sur la sécurisation de notre avenir, notre autoprotection.
J’ai beaucoup procrastiné, mais finalement je touche au but : à la rentrée, j’aurai une formation à vous proposer. Vous y découvrirez comment nous sommes taxés, quelles protections nous avons, et quelles méthodes concrètes et SIMPLES vous pourrez mettre en place pour dégager une capacité d’épargne et sécuriser votre avenir. Et celui de votre famille.



Je sais très bien que vous vous dites que sortir du livret A et de l’assurance vie, et même résilier son contrat de prévoyance, c’est trop risqué, trop aventureux. Que ce n’est pas fait pour vous. Que vous avez trop de mal à gagner votre vie pour risquer de voir le fruit de vos efforts s’évaporer. Je comprends : j’ai longtemps pensé ça aussi, avant de découvrir que l’absence de prise de risque était finalement très risquée à long terme. Je vous donnerai les chiffres qui m'ont soudain réveillé.

Cette formation vous expliquera comment limiter les risques. Et comment s’occuper de ses affaires en n’y consacrant que quelques minutes par mois. Sans locataire qui vous harcèle avec un robinet qui fuit. Et sans surveiller les cours de l’action Total tous les jours.



Vous vous dites peut-être aussi que la réforme Delevoye va nous ôter toutes nos marges de manœuvre. Mais même si les syndicats échouent dans leur tentative de négociation de mesures compensatoires, il nous reste 10 ans pour nous mettre en ordre de bataille. L’action individuelle devient urgente, quand l’action collective s’avère aléatoire.

J’ai beaucoup hésité à utiliser le concept de formation en ligne parce que nous sommes très habitués au présentiel, qui permet d’être complètement focalisé et de poser des questions.

Concernant le focus, finalement, la formation en ligne n'est pas si mauvaise : on peut réécouter les modules autant qu’on veut. On peut aussi mettre en pause autant qu'on le souhaite pour prendre des notes ou réfléchir à tel ou tel point, tranquillement.

Quant aux questions : je vais créer un groupe Facebook dédié, qui nous permettra d’échanger. Vous y trouverez mes réponses, mais aussi celles des autres membres. Vous pourrez aussi me dire comment m’améliorer par la suite.

Faire ça en ligne me permet aussi de former plus de monde d’un coup et de réduire les tarifs : pas de location de salle, pas de déplacement. Et vous, vous n’annulerez pas de rendez-vous pour vous former. En définitive, ce format est précieux. Et confortable. C’est aussi multi-support : ça marche sur smartphone, tablette ou ordinateur.

Je consacrerai les jours qui viennent à la touche finale et à la mise en ligne des différents modules de la formation. Je dois aussi ajouter dans les descriptions tous les liens d’articles ou de sites dont je parle.

Si vous voulez être au courant dès la sortie de la formation, n’hésitez pas à m’envoyer un email en cliquant ICI.

EDIT : ça y est, c'est sortie ! Toutes les infos sont ici :
https://guillaumelefebvre.podia.com/