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jeudi 25 septembre 2008

Assurance vie -1



L'origine de l'assurance-vie remonte au Roi Soleil ! En 1686, il a publié un édit créant la Compagnie Générale des Assurances et Grosses Aventures, sise à Paris. Trois ans plus tard, il autorisait la première tontine royale. La tontine est l'ancêtre de l'assurance-vie, elle existe toujours (d'ailleurs j'en ai une) : c'est un pot commun entre plusieurs souscripteurs. On s'engage à y verser plusieurs années (20 ans pour la mienne). L'argent est confié à un gestionnaire (ex : Le Conservateur). A la fin, cet argent et les intérêts générés sont partagés uniquement entre les souscripteurs qui ne sont pas décédés entre temps. Il y a un petit côté immoral : c'est un placement sur la mort des autres. On peut le voir aussi comme un pari sur sa propre vie.

Au fil des décennies suivantes, l'assurance-vie a progressivement pris les contours qu'on lui connaît maintenant. Signalons pour l'anecdote que les compagnies d'assurance incendie et vie ont été interdites par les révolutionnaires extrémistes (pléonasme) en 1793, mais pas les tontines. Quelques mutuelles ont été autorisées par Napoléon, mais c'est vraiment sous Louis XVIII que les compagnies d'assurance incendie et vie ont été restaurées. L'assurance-vie, c'est vraiment royal, dans tous les sens du terme !

Durant le siècle dernier, l'assurance-vie est devenue les second placement préféré des Français, avec le livret A (autre création de Louis XVIII, voir mon article à ce sujet) : 840 milliards d'euros en 2007, ce qui représente près du tiers du patrimoine financier des ménages ! Notons que ça se calme bien cette année, j'en reparlerai dans un autre article.

Voici la définition actuelle que donne Wikipedia : Ce qui communément est appelé «assurance-vie» en France est un double contrat d'assurance décès et d'assurance en cas de vie sur une durée unique. Ceci permet de présenter un quasi produit d'épargne, doté des avantages fiscaux de l'assurance.

Ce placement est donc utilisé pour soi-même (projets, retraite) et pour ses descendants, puisqu'on doit nommer le bénéficiaire du contrat, en cas de décès. Voici ce qui le rend très attrayant :

  • Une sortie en capital ou en rente. Les gens préfèrent généralement en capital, avec des retraits partiels ou globaux.
  • Aucune obligation de verser régulièrement, contrairement aux contrats Madelin. La liberté est totale dans ce domaine.
  • Une fiscalité très favorable à la sortie. Au-delà des 8 premières années du contrat, un retrait est taxé de 11% de prélèvements sociaux. Mais concernant les impôts, on ne paie rien en-dessous de 4600 € pour un célibataire, 9200 € pour un couple marié. Au-dessus de ces seuils, les intérêts obtenus dans le contrat sont intégrés dans le revenus imposable global (tranches à 0% et 5,5%) ou taxés par un prélèvement forfaitaire de 7,5% seulement (préférable dans les tranches à 14, 30 et 40%). Avant la 4ème année, on est taxé à 35+11 %. Entre la 4ème et la 8ème : 15+11 %.
  • Un capital complètement libre, contrairement au PERP et au Madelin : on sort quand on veut, même durant les 8 premières années.
  • Les contrats multisupports sont en fait des enveloppes dans lesquelles ont met ce qu'on veut, en piochant dans une vaste liste : fonds en euros si on privilégie la sécurité pure, mais aussi SICAV et FCP actions, obligations, matières premières, pays émergents, et même de l'immobilier avec des parts de SCI et de SCPI. On a donc accès à l'ensemble de la gamme, si on a un bon contrat. Ceux des grandes banques s'avèrent généralement très moyens sur ce plan.
  • Des conditions intéressantes en ce qui concerne l'héritage. Lors de la signature, on peut désigner n'importe quels bénéficiaires en cas de décès. Ces personnes seront exonérées de droits de succession, dans la limite de 152000 € chacune, comme si c'étaient ses propres enfants.
  • Même chose pour les donations : de son vivant, on peut décider de donner sans taxation 152000 € à chaque bénéficiaire.
Tout cela est fort attirant. Dans les articles suivants, je parlerai des frais très variables que prennent les banquiers et les assureurs sur ces contrats. Je donnerai des noms de bons contrats. Je dirai pourquoi l'assurance-vie plaît beaucoup moins depuis quelques mois. Enfin j'expliquerai pourquoi je ne pense pas que l'assurance-vie puisse être la priorité principale en début de carrière, malgré tous ses avantages. Il y a mieux à faire.

1 commentaire:

Ortho a dit…

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