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vendredi 26 septembre 2008

Assurance-vie -2 Comment choisir ?


La liste des contrats d'assurance-vie français est gigantesque. Comment s'y retrouver dans cette jungle ? La tentation est grande de faire confiance à son banquier ou à son assureur, pour être tranquille. C'est très agréable pour eux. Mais c'est comme si vous donniez un mandat à un agent immobilier pour qu'il achète votre maison à votre place, sans que vous alliez la visiter auparavant. Il est donc plus responsable de comparer avant de signer. Voici les principaux points à surveiller :

1) Les frais


Le gestionnaire du contrat, qu'il soit banquier ou assureur, prend 4 types de frais qui viennent réduire le rendement :
  • Les frais d'entrée, prélevés sur chaque versement d'argent sur le contrat : ils peuvent aller de 0 à 5%. Il existe donc des contrats qui rapportent 4% par an mais qui vous prennent d'emblée 5%, donc plus d'un an de rendement. La plupart des contrats à 0 frais d'entrée se trouvent sur l'internet.
  • Les frais de gestion prélevés chaque année sur le montant total des sommes que contient le contrat : ils oscillent généralement entre 0,6% et 1%.
  • Les frais d'arbitrage : à chaque fois qu'on retire de l'argent d'un des supports du contrat pour le remettre sur un autre support (sorte de virement à l'intérieur du contrat), il y a un prélèvement de 0 à 0,5% du montant, voire un montant forfaitaire (souvent 15 €). Un arbitrage par an est souvent offert.
  • La performance de chaque fonds ne vous est pas toujours versée entièrement : le gestionnaire du contrat peut y prélever sa dime.
2) Le nombre de supports proposés

Les contrats monosupports, qui étaient les seuls à exister auparavant, ne proposent qu'un fonds : un fonds en euros. C'est alors un placement très sûr, mais qui rapporte 3 à 5% seulement. Pas négligeable par les temps qui courent. Mais les contrats multisupports comportent tous un fonds en euros, eux aussi. Ils permettent de sécuriser ses gains en les mettant sur ce fonds. Mais dès que le vent tourne, on peut se replacer sur les actions de tous types.
Les contrats d'entrée de gamme des grandes banques proposent souvent un choix de supports très restreint. A l'inverse, les contrats sans frais, sur l'internet, en proposent parfois plus de 200. Heureusement, ils conseillent efficacement le profane par téléphone.

3) Contrat collectif ou individuel ?

Un contrat individuel ne peut être modifié dans l'accord du client : il est toujours désagréable de voir les règles d'un jeu changer avant la fin de la partie. Dans un contrat collectif, comme celui de l'AFER, très connu, on accepte d'avance ce qui sera modifié.
Notons que l'Etat se montre champion dans ce domaine de la parole reniée. Par exemple, ceux qui ont souscrit un contrat d'assurance-vie non Madelin avant 1995 (j'en fais partie) bénéficiaient d'un crédit d'impôt annuel de 152 €. Le rendement prévu à l'origine incluait cette incitation sympathique. Mais elle a été supprimée en 1995 pour les nouveaux contrats et quelques années plus tard pour tout le monde.

4) Fonds en euros : actif cantonné ou actif général ?

On l'a vu, le fonds en euros est très important pour sécuriser les gains obtenus sur les autres supports. C'est lui qui sera à privilégier à l'approche de la retraite. Il doit donc être le meilleur possible. Un des critères à surveiller avant de signer est le type d'actif : on parle d'actif cantonné quand les sommes gérées sur le fonds en euros restent coincées dans le contrat qu'on a signé. Si elles sont versées dans l'actif général de la compagnie, cette dernière aura tendance à affecter les meilleurs rendements sur les fonds en euros qui l'intéressent ; donc sur les contrats qu'elle met en avant sur le moment, au détriment des anciens. L'actif cantonné est donc préférable. L'AFER en fait d'ailleurs un de ses arguments commerciaux.

Si vous posez ces 4 questions à un commercial, il saura qu'il n'a pas affaire à une personne prête à signer n'importe quoi.

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